Commune d’Ixelles

Le début de l’hizababdehstoire remonte au 27 novembre 2003, date à laquelle l’acte de jumelage entre Zababdeh et Ixelles fut formalisé lors du Conseil communal, en présence du Maire de cette municipalité palestinienne. Une cérémonie d’officialisation du jumelage à laquelle participaient des représentants ixellois fut organisée à Zababdeh en 2005.

 

Voici une présentation de nos différents projets avec nos partenaires palestiniens:

« More Water for Palestinian people in Zababdeh » [janvier à mai 2014]

Ce projet a bénéficié à plus de 500 habitants du village de Zababdeh. Il a permis de favoriser l’accès à l’eau de nombreuses familles grâce à un système de récupération et de stockage des eaux de pluie dans des citernes. Un autre volet du projet consistait en l’installation de systèmes d’assainissement des eaux usées et de leur réutilisation pour l’irrigation de jardins alimentaires. Les latrines des 2 écoles publiques de Zababdeh ont également été rénovées et un arboretum à des fins pédagogiques a été installé dans le jardin des écoliers. L’ensemble du projet était accompagné d’activités de sensibilisation et de formation, ainsi que de la création d’un Comité de gestion de l’eau.

Dans le cadre du suivi des projets menés avec les partenaires palestiniens, la coordinatrice Jumelages et Coopération internationale s’est rendue en mission à Zababdeh du 23 au 28 février 2014. La mission était centrée essentiellement sur l’évaluation du projet « More Water for Palestinian people in Zababdeh » développé en partenariat avec la Municipalité de Zababdeh, l’ONG palestinienne P.A.R.C. (Palestinian Agricultural Relief Committees), et l’Institut Supérieur Industriel agronomique (ISIa) Huy-Gembloux – Haute Ecole Charlemagne

« Agreen, un projet de préservation et de développement des terres agricoles en Palestine » [mai 2015 – actuellement en cours]

Afin de permettre, dans la continuité du projet « More Water for Palestinian people in Zababdeh », un nouveau projet de coopération technique axé sur l’accès à l’eau et à l’agriculture des habitants du village de Zababdeh a été mis en place.

Concrètement, ce projet se prévoit la construction de 4 réfresque remerciement ixellesservoirs métalliques de 250 m³ chacun afin de stocker l’eau disponible pour l’irrigation des cultures. Ils seront installés sur deux terrains situés aux extrémités du village et mis à la disposition de la Municipalité de Zababdeh par les propriétaires pour une période de 15 ans. L’autorité locale sera en effet en charge de la maintenance des réservoirs et des conduites d’eau au terme du projet. Ces réservoirs seront alimentés par le réseau de distribution d’eau municipal et par un puits en cours de réhabilitation.
Des conduites d’adduction permettant d’acheminer l’eau vers les terres agricoles et des réseaux d’irrigation pour l’arrosage des cultures seront également installés.
Des démonstrations relatives aux techniques agricoles innovantes seront réalisées au sein des fermes pilotes installées sur les terres des coopératives agricoles et une serre sera construite sur l’un des sites afin d’y réaliser des séances de formation pratique.
Parmi les 200 agriculteurs bénéficiant de ces infrastructures et démonstrations, 100 recevront une formation théorique complémentaire couvrant divers sujets.

Parallèlement à ce programme destiné aux agriculteurs, une formation sera proposée aux membres du Comité de gestion de l’eau, aux gestionnaires des coopératives agricoles et aux membres de la municipalité de Zababdeh afin de renforcer leurs compétences de gestion de l’eau et de l’agriculture.
Le projet Agreen prévoit également la mise en œuvre d’activités de sensibilisation et d’éducation à l’environnement à destination des élèves des écoles de Zababdeh, lesquelles seront animées par l’ONG P.A.R.C et les agriculteurs des coopératives (ex: visite d’une ferme pilote, démonstrations et activités agricoles).

Ce projet est actuellement en cours d’exécution.

« Alter-Water for Zababdeh People »

A la suite du projet « More Water for Palestinian people », beaucoup de familles n’avaient pas pu être intégrées au projet par manque de budget. Des lors, à la demande de nos partenaires, un projet similaire sera relancé, et, riche de notre expérience, des modifications seront implémentées afin d’aller vers une plus grande efficience de celui-ci. Ce projet a été soumis au Fonds de solidarité internationale d’Hydrobru.

Concrètement et dans les grandes lignes, ce projet est composé de trois volets complémentaires se déroulant simultanément.
Tout d’abord, un premier volet consiste en l’installation de dispositifs de récolte des eaux de pluie pour 20 familles défavorisées – familles élargies, constituées en moyenne de 10 bénéficiaires potentiels directs- en vue de satisfaire leur consommation d’eau potable et leurs usages domestiques (cuisine, douche, vaisselle, lessive, alimentation des toilettes, etc.) via la construction de citernes servant à recueillir, par un système de ruissellement, les eaux de pluie qui pourront ensuite être pompées et acheminées vers l’habitat. Pendant la saison des pluies, elles recueillent l’eau des toitures, qui est emmagasinée dans des citernes sous la surface. Le volume de ces citernes peut aller jusqu’à 60 m³ selon le type de construction (citerne coulée ou maçonnée), lequel dépend de la nature du sol. Chaque citerne fournira assez d’eau pour les bénéficiaires potentiels pendant une période de 80 jours, les mettant donc à l’abri d’une éventuelle pénurie suite aux sécheresses, très fréquentes en été.

Le second volet consiste en l’installation de dispositifs semi-collectifs d’assainissement des eaux domestiques usées (eaux grises) en vue de leur réutilisation (après traitement). Les pratiques actuelles de gestion des eaux usées des habitants ne concordent pas avec les principes de prudence sanitaire et écologique et ont des impacts catastrophiques, à court et à long termes, pour la santé des sols (pollués par l’infiltration des eaux usées), des ressources hydriques (contamination des eaux souterraines), mais surtout des populations. Concrètement, nous envisageons la réalisation de trois unités de traitement des eaux usées, chacune d’elles bénéficiant à un groupe de familles voisines (+- 40 bénéficiaires directs). À Zababdeh, il est fréquent qu’entre trois à cinq familles se regroupent autour d’une parcelle de terre qu’ils cultivent collectivement. La réutilisation des eaux domestiques usées permettra donc l’irrigation de leur terrain.

Précisons que ces deux premiers volets sont accompagnés de session de cours permettant aux bénéficiaires de comprendre le fonctionnement des citernes et des unités de traitement, et d’en assurer leur maintenance. De plus, des formations adaptées en agriculture seront dispensées aux différentes familles. Le but étant d’engendrer une véritable implication et appropriation de ces familles et de les rendre les plus autonomes et indépendantes possibles,

Enfin, dans le but de s’assurer de la diffusion de ces pratiques alternatives au sein de la population de Zababdeh et dans une optique de sensibilisation des communautés locales sur les questions de l’eau et du développement durable, le troisième volet de notre projet prévoit la construction d’une grande citerne de récupération de l’eau de pluie pour l’unique salle polyvalente de la municipalité. Celle-ci est d’une superficie de 500 m² et accueille approximativement 1500 personnes par mois pour des mariages et diverses autres cérémonies. Cette citerne, d’une capacité de 120 m³, en plus de couvrir les besoins en eau de la salle polyvalente, permettra d’irriguer une partie du parc public. Précisions que c’est le seul parc public de Zababdeh. Il est fréquenté par près de 100 personnes par jour et accueille au mois d’août l’unique événement touristique de Zababdeh : le Festival du tourisme, de la culture et de l’art, visité par près de 2000 personnes.

Nous nous associerons avec les trois écoles de Zababdeh afin d’organiser des événements dans ces lieux publics et d’y sensibiliser aussi bien les élèves des écoles mais aussi la population locale. Concrètement, trois campagnes de sensibilisation seront donc menées par P.A.R.C. :
– une première à destination directe des écoles : sensibilisation à l’hygiène à l’école, traitement des eaux, réutilisations, gaspillages et pollutions, etc…

– les deux autres campagnes seront organisées par les élèves en collaboration avec la municipalité et le Comité de gestion de l’eau : sensibilisation des différentes communautés de Zababdeh autour de la salle polyvalent et du parc public à l’aide de fresques murales, création d’œuvres d’art à partir d’objets de récupération, plantations dans le parc, etc…

Echange de jeunes Ixelles-Zababdeh [Juin 2013]

Du 9 au 16 juin 2013, un groupe de 17 jeunes et de 5 enseignants du Centre scolaire Eperonniers-Mercelis d’Ixelles, accompagné de 2 représentants de la Commune d’Ixelles s’est rendu à Zababdeh pour la concrétisation du projet d’échange de jeunes avec 2 établissements scolaires de Zababdeh. Le groupe était logé dans le Centre de formation Naïm Khader de l’ONG P.A.R.C situé à Zababdeh. Le thème de l’échange était l’accès à l’eau.
Echange de jeunes « Ixelles-Zababdeh, un échange au fil de l’eau » [Juin 2014]

Du 22 au 29 juin 2014, dans la continuité de la rencontre qui s’était déroulée à Zababdeh du 9 au 16 juin 2013, les 18 jeunes palestiniens et leurs 6 encadrants (4 enseignants, le Maire et le coordinateur Municipal de Zababdeh) ont été accueillis à Ixelles. Durant cette semaine, les jeunes ixellois et les jeunes palestiniens ont été logés au Centre de Plein Air Madeleine Clément situé à Basse-Wavre. Leur programme prévoyait une série d’activités sur la thématique de l’eau, mais également de découverte interculturelle et d’éveil à la citoyenneté : visite du Parlement européen, soirées multiculturelles, ateliers créatifs, visite de Bruxelles, de Bruges et d’Ostende, visite du musée de l’eau, d’un château d’eau et d’une station d’épuration, activités pédagogique sur le thème de l’eau, etc.

Projet européen en éducation au développement : « Millenium Youth Project » [2013 – 2016]

3 ANS 7 PAYS PARTENAIRES 8 OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT 16 JEUNES ETUDIANTS BELGES EN AUDIOVISUEL UNE QUINZAINE D’ENSEIGNANTS PLUS DE 70 JEUNES ORIGINAIRES D’EUROPE, D’AFRIQUE ET DU PROCHE-ORIENT …… ET DE NOMBREUX SERVICES DE NOTRE ADMINISTRATION COMMUNALE

Le « Millennium Youth Project » est un projet d’éducation au développement mené sur une période de trois ans (2013-2016) avec des partenaires du Nord et du Sud en vue de renforcer le soutien des autorités locales aux engagements internationaux en matière de développement et, en particulier, aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) définis par l’ONU.

Fortes de leur collaboration dans le cadre du projet « Discover Each Other Through Water » (de 2009 à 2011) dont l’objectif principal était de sensibiliser la population à l’accès à l’eau dans le monde, les 7 entités suivantes ont pris part à ce nouveau projet : Biarritz en France, Cascais au Portugal, Kalamu en RDC, Ixelles en Belgique, Mizil en Roumanie, Megiddo en Israël et Zababdeh en Palestine. Le « Millenium Youth Project » constituait en effet une opportunité de consolider le réseau d’autorités locales qui avait été mis en place.

Le projet aspire à renforcer le soutien et la mobilisation concertée des citoyens en faveur de stratégies de réduction de la pauvreté et de relations plus équitables entre les pays du Nord et les pays du Sud à travers la sensibilisation les citoyens, et plus spécifiquement du public scolaire des différentes autorités locales, aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et aux droits humains.

Le projet a été conduit dans une perspective d’apprentissage global dans le cadre du système éducatif formel auprès d’enseignants et d’élèves du secondaire. Chaque municipalité partenaire a ainsi désigné une classe de l’enseignement secondaire (élèves de 14-15 ans) et deux enseignants de façon à ce que ces élèves soient porteurs du « Millenium Youth Project » pendant la durée du projet. Ces élèves et leurs enseignants ont donc été impliqués tout au long du projet. L’apothéose de ce dernier a eu lieu à Ixelles du 3 au 8 mai 2015 lors du « MYP Festival », qui a permis le rassemblement et la rencontre de tous les acteurs issus des pays partenaires.

Se déroulant en 2013-2016, le « Millenium Youth Project » s’inscrit dans la période cruciale fixée par la Communauté Internationale pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Les premiers mois ont été consacrés à la préparation du projet. Cette phase préparatoire s’est concrétisée dans un premier temps par une rencontre à Bruxelles entre les coordinateurs des villes partenaires. A l’issue de cette phase de préparation, une formation en éducation au développement à l’attention des coordinateurs municipaux et des enseignants des écoles secondaires impliqués dans le projet s’est déroulée en septembre 2013. Au terme de cette formation, les enseignants ont regagné leurs classes avec des ressources pédagogiques leur permettant de travailler pendant les deux années suivantes avec leurs élèves sur le projet.

La première année a ainsi été consacrée à la conduite d’activités d’information, de sensibilisation et de conscientisation des jeunes aux problématiques du développement et aux OMD en particulier. Grâce à ces activités, les élèves ont acquis des connaissances et des compétences permettant une meilleure compréhension des problématiques de développement. Durant la seconde année, les élèves ont été invités à se mobiliser autour d’un projet concret. Dans chaque pays, ceux-ci ont mené une action de sensibilisation à travers la réalisation d’une œuvre collective et ont également organisé une campagne de plaidoyer en vue de promouvoir l’OMD particulier sur lequel ils s’étaient concentrés. Par ailleurs, de jeunes étudiants belges en audio-visuel ont également été intégrés au projet via l’asbl « Camera Etc. ». Ces jeunes avaient pour mission de se rendre dans chaque pays partenaire de l’action (durant les campagnes de plaidoyer menées au niveau local) afin d’y réaliser des courts-métrages.

C’est au terme des campagnes menées au niveau local, que le « Festival MYP » a été organisé à Ixelles afin de permettre aux jeunes de présenter leurs réalisations communes respectives et de défendre ensemble, par une action de sensibilisation et de mobilisation collective, les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement. A cette occasion, le service Jumelages a accueilli une délégation composée des jeunes du projet accompagnés par leurs enseignants ainsi qu’une délégation d’officiels en provenance des différents pays partenaires de l’action du 3 au 8 mai 2015. C’est donc plus d’une centaine de personnes en provenance de 7 pays différents qui sont venus découvrir notre Commune et présenter leurs réalisation durant une semaine riche en émotions. L’un des moments forts de cette semaine fut l’organisation du « Festival MYP » sur l’Esplanade du Parlement européen le 6 mai 2015. Durant cette journée, ce sont plusieurs milliers de personnes qui sont venus découvrir les réalisations des différents acteurs (stands de jeunes, projection de courts-métrages, spectacles, concerts, etc.) ainsi qu’une foule d’activités de sensibilisation proposées dans un cadre festif et coloré.

L’ensemble de l’expérience vécue à travers le projet sera capitalisée et compilée dans un manuel d’éducation au développement, permettant que les résultats et bonnes pratiques soient diffusés et partagés. Il s’agit de la dernière étape du projet à laquelle la nouvelle responsable du projet, Mlle Close Anne-Sophie, est actuellement occupée.

Pour mener à bien ce projet, le service Coopération internationale et Jumelages a collaboré activement avec de nombreux services communaux. L’un des principaux partenaire était bien évidemment l’Athénée Charles Janssens d’où étaient issus les jeunes et les enseignants qui participaient au projet à Ixelles. Toutefois, il ne s’agit bien évidemment pas du seul acteur ixellois engagé dans la réalisation du projet. A titre d’exemple, lors de la journée du 6 mai 2015 sur l’esplanade du parlement européen, le service Eco-citoyenneté a proposé un cinéma vélocipédique et écologique tandis que le Conseil des Jeunes échangeait avec le public via un « social net experiment ». Citons encore la Police de la zone Bruxelles/Ixelles qui a fait un travail remarquable pour assurer la convivialité tout au long de la journée et assurer la sécurité du public et des participants.2015.04.05 Rue chant d'oiseau_001